L’importance du fond et de la transmission

Si nous prétendons faire de la fiction, si nous avons pour ambition de divertir, cela ne veut pas dire que notre intention n’est pas aussi de créer des œuvres qui puissent avoir du sens ou qui soient portées par des intentions. Non, notre objectif est de divertir, mais au sens noble du terme, celui qu’en donne le Larousse  : « détourner quelqu’un de quelque chose, faire que ses pensées se tournent ailleurs ». Et c’est justement dans cet « ailleurs » que le divertissement (et la fiction) prend pour nous tout son intérêt. Non pas comme un moyen d’échappatoire, mais au contraire comme un moyen de réflexion du réel. Parce que la fiction, c’est un peu comme un miroir du réel, une métaphore qui avec son langage nous permet de l’aborder (et de le penser) autrement, avec un autre point de vue, un autre angle.

Si nous produisons des oeuvres de fiction, c’est donc pour transmettre quelque chose. Quoi exactement ? Des sensations et des sentiments évidemment. Mais pas seulement. L’idée est aussi de partager des réflexions et des pensées. Non pas comme quelque chose de fermé et définitif, mais plus comme quelque chose d’ouvert qui puisse proposer certaines suggestions, des questionnements, des hypothèses, des interrogations, que le spectateur pourra s’il le souhaite (et seulement s’il le souhaite) s’approprier, pour ensuite, peut-être les développer et ainsi continuer ce chemin de l’expérience artistique jusqu’à ce qu’elle devienne (peut-être) aussi une expérience de vie.

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